27/05/2007

Les Souverains Belges

 

Chronologie des rois des Belges depuis 1830
Nom du roiDates de règneRemarques
DébutFin
Léopold Ier21 juillet 183110 décembre 1865fondateur de la dynastie
Léopold II17 décembre 186517 décembre 1909fils du précédent
Albert Ier23 décembre 190917 février 1934neveu du précédent
Léopold III23 février 193416 juillet 1951fils du précédent
Baudouin Ier17 juillet 195131 juillet 1993fils du précédent
Albert II9 août 1993 frère du précédent

 

 

Du 25 septembre 1830 au 20 janvier 1831, le baron Érasme-Louis Surlet de Chokier exerce la régence, ce qui fait de lui le premier souverain de Belgique.

 

Leopold Ier von Sachsen-Coburg und Gotha

Prinz von Sachsen-Coburg-Saalfeld et von Sachsen-Coburg und Gotha, roi des Belges (4 juin 1831 - 10 décembre 1865)
(Leopold von Sachsen-Coburg und Gotha)
(Leopold von Sachsen-Cobourg)
(Leopold Georg Christian Friedrich von Sachsen-Coburg und Gotha)

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Parents

Mariages et enfants

Relations

 

Notes

Léopold (16/12/1790-10/12/1865) est le fils de François de Saxe-Cobourg et l'oncle de Victoria I. Il combattit Napoléon dans l'armée russe. Naturalisé anglais en 1816, il épousa Charlotte de Hanovre et se retrouva veuf l'année suivante.
Léopold venait de refuser la couronne de Grèce quand il fut élu roi des Belges le 4 juin 1831. L'année suivante, il épousa Louise d'Orléans (1812-1850), la fille de Louis-Philippe. Elle lui donnera trois enfants dont Léopold II et Charlotte, la malheureuse épouse de Maximilien d'Autriche, fusillé au Mexique.
Il était marié morganatiquement à l'actrice Caroline Bauer dont il dut se séparer pour épouser la fille du roi des Français. La conférence de Londres de juillet 1831 régla les problèmes territoriaux et le traité des dix-huit articles fut accepté par le Congrès national le 9 juillet 1831. Léopold fut accueilli triomphalement le 21 juillet 1831. Il dut lutter contre l'armée hollandaise et reçut le surnom de "bouclier de la Belgique", sauvegardant l'indépendance du "plat pays" face à la Prusse de Guillaume Ier et la France de Napoléon III. Il s'appuya politiquement sur l'Angleterre.

Calcul de parenté (R)

Léopold II de Belgique

duc de Brabant (1840-1865), roi des Belges (1865-1909), duc de Saxe, prince de Saxe-Cobourg-Gotha
(Léopold de Belgique)
(Léopold Louis Philippe Marie Victor de Belgique)

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Parents

Mariages et enfants

 

Notes

En 1853, à 18 ans, le prince Léopold entre au Sénat, dont il est membre de droit. Après la mort de son père, il prête le serment constitutionnel le 17 décembre 1865 et devient roi des Belges sous le nom de Léopold II. Il va alors pouvoir donner libre cours à ses ambitions.

Un voyage de noces sur le Nil avait donné à Léopold II le goût de l’exotisme alors que, futur souverain d’un petit royaume industrialisé, il cherchait le moyen d’accroître la prospérité nationale par de nouveaux débouchés et la recherche de matières premières.
Les biographes de Léopold II ont souligné l'intérêt passionné avec lequel il suit les exploits des explorateurs. En décembre 1875, alors que l’opinion publique anglaise s'émeut des difficultés rencontrées par l’explorateur Cameron, Léopold II propose 100.000 francs pour lui venir en aide.

La Conférence de Géographie de Bruxelles (12-19 septembre 1876)
Léopold II entreprend d’inviter la Conférence internationale de Géographie. Préparée par Émile Banning, elle se déroule du 12 au 19 septembre 1876 au palais de Bruxelles et rassemble des personnalités aussi éminentes que Georg Schweinfurth (Allemagne), Verney Lovett Cameron (Grande-Bretagne) et le vice-amiral Camille Clément, baron de La Roncière-Le Noury pour la France.
Il sortira de cette conférence une Association internationale pour l’Exploration et la Civilisation de l’Afrique centrale (A.I.A.), créée en 1877. Une zone d'action est délimitée à l’intérieur du continent africain, déterminée au nord par le Soudan égyptien, au sud par le bassin du Zambèze, à l’est et à l’ouest par les océans. Le drapeau choisi par l’association est bleu avec une étoile d’or (l’espérance qui luit dans les ténèbres africaines). Chaque nation est représentée par un comité national et le comité de l’A.I.A. se tient sous la présidence de Léopold II.

Stanley au service de Léopold II
Après son extraordinaire traversée du continent africain (17 novembre 1874 – 7 août 1877), l’explorateur britannique Henry Morton Stanley n’a pas obtenu en Grande-Bretagne le concours espéré. Malgré le succès de certaines de ses conférences publiques à Manchester ou Liverpool, sa patrie d’origine lui bat froid. Il accepte alors les propositions de Léopold II et s’engage à le servir en Afrique pour un terme de 5 ans. Léopold II et Stanley créent le Comité d'Études du Haut-Congo, transformé en 1879 en Association internationale du Congo (A.I.C.), qui sert de paravent au roi pour réaliser son plan privé de développer l'Afrique centrale. En 1879, Henry Morton Stanley, sous le patronage de Léopold, concurrence l'explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza pour acquérir des droits sur la région du Congo. Pendant les cinq années suivantes, Stanley travailla à ouvrir le Congo inférieur au commerce.

La conférence de Berlin (15 novembre 1884 – 26 février 1885)
Cette conférence, dont le motif premier était le traité anglo-portugais, marque un tournant fondamental dans l'histoire de l'Afrique : elle fixe en effet les règles du jeu et les conditions du partage, permet une série d'accords bilatéraux sur des litiges frontaliers, franco-allemands notamment, enfin et surtout, elle aboutit à la reconnaissance de l'État indépendant du Congo.
Le programme de la conférence était vaste et abordait aussi bien les questions humanitaires (lutte contre la traite des esclaves, amélioration des niveaux de vie) que les problèmes économiques ou de droit international.
Convoquée à l'initiative du chancelier Bismarck, la conférence rassemble les représentants de quatorze nations. L'A.I.C., n'étant pas encore reconnue, n'envoie à la conférence que des observateurs. Mais le roi Léopold II est derrière toute la négociation, tant par la délégation belge qui comprend les meilleurs connaisseurs des questions congolaises que par de multiples agents qui prennent les contacts indispensables, infiltrant même la délégation américaine avec Sanford et Stanley, deux agents de l'A.I.C. Successivement, les quatorze nations reconnaissent la souveraineté de l'A.I.C., si bien que, le 23 février 1885, la conférence prend acte de la constitution de l'État indépendant du Congo.
Le succès de Léopold II est total : grâce à sa persévérance et à la valeur de ses agents, il a réussi à faire reconnaître l'État indépendant du Congo et, bien entendu, c'est sans l'ombre d'une hésitation et à l'unanimité que les puissances le désignent comme chef du nouvel État. Le gouvernement belge reconnaît ce nouveau statut de Léopold II, tout en insistant sur le fait que celui-ci ne concerne que la personne du roi, toutes charges et toutes responsabilités étant déclinées par la Belgique (article 62 de la Constitution voté, les 28 et 30 avril 1885, par les chambres). Le 30 avril 1885, Léopold II prend le titre de souverain de l'État indépendant du Congo.
La conférence de Berlin marque une sorte de sommet dans la carrière congolaise de Léopold II, qui sut profiter à merveille de la "somnolence" portugaise, de la "distraction" britannique et du retard allemand.
En juillet 1890, la Conférence internationale de Bruxelles condamne l'esclavage et provoque le démarrage de la campagne antiesclavagiste en Afrique, sous l'impulsion du roi.
La concurrence coloniale est alors à son zénith. La richesse insolente de ce domaine aiguise les appétits, y compris la calomnie. Des témoignages établissant l'exploitation indigne et les mauvais traitements dont était victime la population indigène, y compris l'esclavage, la malnutrition et la mutilation, en particulier dans l'industrie du caoutchouc, mènent à un mouvement international de protestation au début des années 1900. Ces attaques ne tiennent nullement compte de l'état d'esprit de ces débuts du capitalisme industriel, où l'exploitation des colonies au profit des métropoles était implacable, qu'il s'agisse de la France, de la Grande-Bretagne ou de la Belgique. Le journaliste et écrivain britannique Edmund Dene Morel est l'un des premiers à alerter l'opinion internationale sur les exactions commises. Ces accusations sont lancées dans le livre Les Fantômes du roi Léopold. Cette théorie est toutefois mise en doute par l'historien belge Jean Stengers, spécialiste de l'histoire du Congo belge, dans Congo. Mythes et réalités.

En 1908, le roi cède le Congo à la Belgique, qui en fera, le 15 novembre 1908, une colonie, le Congo belge, par la loi du 18 octobre de la même année.

Le roi bâtisseur
Léopold II n'est pas intervenu que sur la scène internationale. Souverain perspicace, visionnaire à certains moments, épris de grandeur et, de ce fait, fort controversé, il est aussi considéré comme un roi bâtisseur, en transformant des villes comme Bruxelles ou Ostende. Il intervient de manière très active dans la politique belge, malgré son rôle de monarque constitutionnel, dont chacun des actes doit être contresigné par un ministre de son gouvernement.

On peut mettre à son actif les réalisations suivantes, prises à son initiative ou sous son impulsion, parfois financées par les deniers de sa cassette personnelle.

  • La création et la conservation d’espaces verts indispensables tant à l’harmonie qu’à l’hygiène de la capitale : les parcs Élisabeth, Duden, Josaphat, du Cinquantenaire, de Laeken, de Forest, de Woluwe (architectes : Victor Besme, Édouard Keilig, Émile Lainé).
  • Le bois de la Cambre, la promenade de l’avenue Louise, le jardin du Roi et le parc du Rond Point.
  • L'aménagement de l'abbaye de la Cambre, pour accueillir l’École militaire.
  • Le Mont des Arts.
  • Le voûtement de la Senne, égout à ciel ouvert (dernière épidémie de choléra en 1866).
  • Les casernes d’Etterbeek.
  • Le Palais de Justice (architecte : Joseph Poelaert).
  • L’axe Nord – Midi et le quartier de la Bourse.
  • Le projet de basilique à Koekelberg.
  • L’arcade du Cinquantenaire, le Pavillon chinois et la Tour japonaise.
  • Les serres royales de Laeken, dont la réalisation fut rendue possible par le progrès des techniques du bâtiment, et surtout l'utilisation du métal et du verre comme matériaux de construction (architecte : Alphonse Balat). Le complexe des serres, réalisé en style classique, revêt l'apparence d'une ville de verre implantée dans un paysage vallonné. Les pavillons monumentaux, les coupoles de verre, les larges galeries qui parcourent le terrain comme des rues couvertes, sont beaucoup plus qu'une anecdote sur les applications architecturales du fer et du verre ou sur les petites serres de plantes exotiques. Ils témoignent de la nouvelle architecture belge de cette époque dont le rayonnement s'est propagé, avec l'Art nouveau, à travers le monde entier.
  • L'assainissement des quartiers misérables du centre de Bruxelles et l'amélioration des communications entre le haut et le bas de la ville.
  • L'aménagement de vastes artères d'accès entre la ville et la campagne afin de permettre un développement harmonieux des faubourgs, à l'instar des réalisations du baron Haussmann à Paris.
  • Une contribution au prestige de la capitale et de la fonction monarchique par la construction ou l'agrandissement d'édifices publics.
  • A Ostende, le casino, les palaces, l'hippodrome Wellington, le Chalet royal.

La fin
Léopold conçoit la défense militaire comme base de la neutralité belge, mais il ne peut signer la loi relative à la conscription universelle, rendant le service militaire obligatoire, que sur son lit de mort. Ce sera son dernier acte législatif. Il meurt trois jours plus tard, le 17 décembre 1909.

Il eut la bonne fortune d'avoir pour maîtresse la plus belle des demi-castors, l'actrice Émilienne d'Alençon.

Sources:
- personne: R.Sekulovich (toile), P.Fauchère (introduction de la notice préparée par Gilbert Godenne) 3.03.06
- famille 2: o guionneau

Calcul de parenté (R)

 

Albert Ier de Belgique

Le Roi Chevalier
roi des Belges (1909-1934)
Membre de l'Institut de France (associé étranger de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, 6 février 1926)
(Albert de Belgique)

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Parents

Mariages et enfants

 

Notes

Chevalier de l'ordre de l'Annonciade.

Calcul de parenté (R)

 

Léopold III de Belgique

duc de Brabant (1909-1934), roi des Belges (1934-1951)
(Léopold de Belgique)

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Parents

Mariages et enfants

Relations

 

Notes

Chevalier de l'ordre de l'Annonciade.

Calcul de parenté (R)

 

Baudouin Ier de Belgique

comte de Hainaut (1930-1934), duc de Brabant (1934-1951), roi des Belges (1951-1993)
(Baudouin de Belgique)

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Parents

Mariages et enfants

Relations

 

Notes

Chevalier de l'ordre de l'Annonciade.

Calcul de parenté (R)

 

Albert II de Belgique

prince de Liège (1934), roi des Belges (1993)
(Albert de Belgique)

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Parents

Mariages et enfants

Relations

 

 

Notes

On prétend que le roi aurait eu une fille avec Sybille de Selys Longchamps mais cela n'est pas confirmé.

Sources:
- personne: D.de Raugl
- famille: F-L. Jacquier - José Verheecke http://home.planetinternet.be/~jos81/vorstenhuis/paola/pa...

Calcul de parenté (R)

15:44 Écrit par josiane meulders dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : les souverains belges |  Facebook |